S’installer à Bali depuis la Russie en 2026
AB
Andrei Balinsky
Fondateur de Balinsky
S’installer à Bali se résume à trois questions très concrètes : avec quel visa y vivre, où se loger et comment transférer son argent. Voici l’essentiel, étape par étape, sans idéaliser la réalité.
1. Visa : sur quelle base vivre légalement
Le visa touristique (e-VOA ou visa B1) permet de rester jusqu’à 60 jours avec prolongation. Il convient pour « tester » Bali, mais pas pour y vivre durablement ni pour y travailler.
Pour une installation longue, il faut un KITAS, c’est-à-dire un permis de séjour. Principales options :
— Remote Worker KITAS (E33G) — destiné aux travailleurs à distance, en vigueur depuis avril 2024. Il est délivré pour un an, puis renouvelable. Conditions : travailler pour une entreprise HORS d’Indonésie, percevoir au moins 60 000 $ par an et disposer d’un solde bancaire à partir de 2 000 $. Il est interdit de travailler pour des sociétés indonésiennes et d’être payé en roupies. Frais officiels — environ 315 $.
— Investor KITAS — si vous créez une société PMA (pour une activité ou pour la location immobilière). La procédure et les délais sont détaillés dans un article séparé sur le KITAS et la PMA.
— Second Home Visa — nécessite un dépôt d’environ 150 000 $ (2 milliards de roupies) sur un compte en Indonésie. Une solution pour les profils aisés et les retraités. Détails dans un article séparé.
— Retirement KITAS — pour les personnes de 55 ans et plus.
Important : le KITAS permet d’ouvrir un compte bancaire local, d’obtenir un permis de conduire local et de signer une location longue durée en toute légalité.
2. Logement : louer d’abord, décider ensuite pour un achat
Au départ, presque tout le monde loue, et c’est généralement la bonne approche : passer un ou deux ans sur place pour comprendre quel quartier vous correspond. La location longue durée d’une villa ou d’un appartement commence à quelques centaines de dollars par mois selon la zone et la saison (la saisonnalité locative est traitée dans un article séparé).
Si vous envisagez ensuite un achat immobilier à Bali : un étranger ne peut pas obtenir le Hak Milik (pleine propriété). Les voies légales sont le leasehold, le Hak Pakai (avec KITAS) ou une PMA. Le prix d’une villa à vendre à Bali selon les quartiers, ainsi que la possibilité d’acheter en tant que citoyen russe, sont expliqués dans des articles séparés.
3. Argent et banque
Avec un KITAS, il est possible d’ouvrir un compte local en roupies. En 2026, le transfert d’argent depuis la Russie reste la principale difficulté pratique : les canaux bancaires directs sont limités, et des solutions alternatives sont souvent utilisées. Il faut donc anticiper la manière de financer la vie quotidienne et, pour une opération importante comme un investissement immobilier à Bali, valider à l’avance le circuit de paiement avec le notaire et la banque.
4. Vie quotidienne : ce qu’il faut aussi prévoir
— Les soins médicaux à Bali sont payants — une assurance santé est nécessaire (le choix de la couverture est traité dans un article séparé).
— Permis : les permis internationaux sont acceptés de façon limitée, et avec un KITAS il est possible d’obtenir un permis local.
— Écoles : il existe des écoles internationales sur l’île, mais elles sont coûteuses.
— Transport et communication : scooter ou voiture, plus une carte SIM locale.
5. « Depuis la Russie » — ce qu’il faut savoir
Il n’existe pas d’interdiction d’entrée ni de résidence pour les citoyens russes : l’Indonésie n’a pas imposé de sanctions, et le visa s’obtient comme pour tout autre étranger. Les vraies difficultés concernent surtout l’argent (les transferts) et parfois les documents (apostille, traductions notariées).
Par où commencer concrètement :
1. Venir avec un visa touristique, rester 1 à 2 mois et choisir son quartier.
2. Préparer en parallèle les documents pour le type de KITAS adapté.
3. Louer un logement sur le long terme.
4. Si vous décidez de rester — demander le KITAS, puis seulement envisager un achat.
L’idée principale : s’installer à Bali, ce n’est pas « acheter une villa à Bali et déménager » immédiatement, mais suivre une logique simple : tourisme → découvrir l’île → visa et location → puis, si besoin, achat immobilier. C’est plus économique et cela évite les erreurs.
Sources : règles de visa et conditions du E33G / Second Home Visa — Direction générale de l’immigration d’Indonésie (imigrasi.go.id), règlements officiels 2024–2025.